Mercredi 21 – Freediving

Voilà une semaine que l’on vous en parle mais jusque là (quelques semaines au plus), je n’en avais pas entendu parler.
Et pourtant, quelle sacrée discipline !

En France j’ai un niveau 1 de plongée bouteille classique, mais qui ne me permet pas de plonger dans le monde sans l’équivalent international de l’organisme PADI. J’étais donc partie dans l’idée, pour mon anniversaire, de m’offrir ces 3 jours de plongée école pour obtenir le niveau 1 PADI. Mais voilà que quelques jours avant le départ, je suis tombée sur la partie Freediving du site internet des BB Divers. Et un autre monde s’est ouvert à moi. J’ai beaucoup approfondi le sujet et au final, je n’ai pas fait de plongée bouteille.

Le freediving, ou plongée en apnée, n’a rien à voir avec la plongée bouteille. Aucun équipement requis mis à part palmes / masque / tuba, on se sens donc plus libre dans l’eau. En revanche, pas d’air donc. Il faut apprendre à maitriser sa respiration, à mieux connaitre ses capacités, à s’écouter. Et c’est fou de voir ce que le corps humain est capable de faire !

Pour le niveau 1 PADI de freediving, sur 2 jours, les obligations sont : 1 minute et 30 secondes d’apnée statique (accroché à une bouée, juste la tête dans l’eau), minimum 10 mètres de profondeur à atteindre le long d’une corde, 25 mètres de nage en apnée et quelques petits exercices de secourisme.
1 minute 30 !!! wahou !!! je tenais à peine 35 secondes en arrivant le mardi matin. Mais promis, ce n’est pas si difficile. En 4 apnées successives, je suis passée à 2 minutes et 10 secondes. Incroyable.

Quand à la plongée en profondeur le long de la corde, c’est juste tout aussi magique. Le site de plongée est sur une épave de bateau volontairement coulée, à 20 mètres de profondeur pour le pont. Le bleu de l’eau, les rayons du soleil. Magique ! Et si lors de la première session je ne suis descendue qu’à 10 mètres (les oreilles ont eu un peu de mal avec la pression, combiné à un peu de stress…), je suis sur ma 2ème sortie en mer parvenue à descendre jusqu”à 18 mètres. On ne pense qu’à sa respiration à la descente, tête en bas. Et en bas, on se remet dans le sens de montée et on prend le temps (pas trop trop non plus hein, n’oublions pas que l’air commence à se faire rare !) de regarder autour de soi. Des bancs de poissons, et l’épave qui se dresse. Quelle sensation, quelle fierté de l’avoir vue sans assistance respiratoire.

Les plongées de l’après-midi sont récréatives et se rapprochent davantage d’un snorkeling amélioré.

Bref, une sacrée expérience, hâte de revivre ces moments hors du temps, seul avec soi-même (et les poissons) !